La médiation monte en puissance

La Loi du 23 mars 2019 assure la promotion notamment de la médiation en prévoyant en son article 3 sous peine d’irrecevabilité, le recours à une tentative de règlement amiable des litiges préalablement à toute saisine du Tribunal judiciaire (ancien Tribunal de Grande Instance), dès lors que le litige n’excède pas un montant qui sera déterminé par décret ou dès lors qu’il est relatif à un conflit de voisinage.

Le Juge pourra, à tout moment de la procédure y compris en référé, enjoindre aux parties de rencontrer un médiateur.

Enfin, en matière familiale, le Juge aux affaires familiales peut avec l’accord des parents désigner un médiateur familial dans la décision par laquelle il statue définitivement sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale, article 373-2-10 alinéa 2.

Les Honoraires de l’avocat

photo cour d'appel salle des pas perdus

 

Tout d’abord, les honoraires de l’avocat sont un principe, l’avocat doit être payé  pour ses prestations.

 

L’honoraire est librement déterminé en respectant  la transparence  et la prévisibilité  mais aussi les règles déontologiques qui obligent à prendre en considération les critères suivants :

le temps consacré à l’affaire

la nature et la difficulté de l’affaire

l’importance des intérêts de l’affaire

les charges du cabinet

la notoriété, l’expérience de l’avocat

les avantages obtenus

la situation de fortune du client

 

Il est dès lors assez difficile au départ de savoir si  l’affaire va durer, être compliquée car  cela dépend en partie de la position de l’adversaire qui peut vouloir d’emblée négocier pour en finir ou qui au contraire dans une défense acharnée,  développera de nombreux moyens, élèvera des incidents.

 

Aussi,  il est possible  de fixer un honoraire principal   forfaitaire  qui vaudrait pour la procédure et qui a priori ne pourrait pas être modifié. Il est déterminé en estimant le temps de travail requis sur la base d’un taux horaire de 180 € HT en  en prévoyant le coût des incidents qui pourraient être élevés soit par le client  par l’adversaire,le magistrat, etc. Ex 1500 €TTC pour un divorce pour faute, sans enfant, sans patrimoine, , outre 400 € en cas de demande d’expertise, 205€ en cas d’incident   de communication de pièces…

 

Il peut être convenu un honoraire  principal  au temps passé : sur  la base du même taux horaire de 180 € HT ,  des factures de provisions sont adressées au fur et à mesure de l’évolution de l’affaire par l’avocat  et doivent être payées lors de leur émission.Pour comprendre cette méthode, il faut savoir que le client ne perçoit pas toutes les diligences faites par l’avocat, il ne voit que les rendez vous, le temps d’audience et  certains des actes qu’il rédige mais il y a de nombreuses démarches, lettres,  recherches qu’il effectue  régulièrement sans que le client ne le sache, c’est le quotidien d’une affaire, les  échanges avec les autres avocats, le tribunal, les experts, les huissiers, les recherches de  jurisprudence…

 

A cela peut s’ajouter un honoraire de résultat correspondant à un pourcentage des sommes gagnées ou des économies réalisées.

 

Quoi qu’il en soit, il est important de contractualiser  les honoraires dans une convention d’honoraires dès le départ. Il faut aussi comprendre que la profession d’avocat est une profession règlementée, l’avocat a prêté serment et est contrôlé par le bâtonnier de l’ordre des avocats de son barreau, ce qui est une garantie de son sérieux et doit vous conduire à lui  réserver  votre confiance.

 

 

Précisément en raison de mon serment, j’accepte d’intervenir au titre de l’aide juridictionnelle pour les personnes qui sont éligibles à l’aide juridictionnelle. Il faut avoir conscience que l’indemnisation  donnée à l’avocat  au titre de l’aide juridictionnelle est dérisoire  au regard des charges de cabinet et du temps de travail. voir la page  consacrée à l’aide  juridictionnelle

 

 

En cas de contestation
Vous pouvez saisir le médiateur de la consommation de la profession d’avocat:

Jérôme HERCE
Médiateur de la consommation de la profession d’avocat
Adresse postale : 22 rue de Londres, 75009 Paris
Adresse email : mediateur@mediateur-consommation-avocat.fr
Site Internet : https://mediateur-consommation-avocat.fr

La saisine du médiateur ne peut intervenir qu’après avoir tenté au préalable de résoudre le litige directement après de l’avocat par une réclamation écrite.

Devis Divorce par consentement mutuel.

 Proposer un devis de divorce par consentement mutuel s’impose car souvent au moment de divorcer, vous vous inquiétez du coût de la procédure de divorce. Le divorce est la matière privilégiée de rédaction d’une convention d’honoraires qui  contractualise le montant des honoraires de l’avocat.

Le divorce par consentement mutuel bien qu’il repose sur un accord des époux ne signifie pas que l’avocat n’exerce pas sa mission de conseil de manière complète. Au contraire il peut vous amener à vous poser une question que vous n’aviez pas envisagez, vous   conseiller  de différer un divorce qui ne serait pas opportun….

Pour revenir sur le coût, il faut savoir que face aux besoins de divorcer pas cher et vite, il vaut mieux ne pas bâcler son divorce et éviter probablement de ressaisir le juge aux affaires familiales (qui génère un surcoût).  Ainsi, vous comprendrez qu’il faut  prendre  le temps avec son  avocat pour faire le tour de la situation personnelle et patrimoniale et sécuriser les actes afin qu’ils soient validés par le Juge aux affaires familiales qui vérifie que la convention ne lèse pas les intérêts d’un époux ou des enfants.

Vous trouverez ci jointe une demande de devis  pour un divorce par consentement mutuel  sur le ressort des barreaux de Bordeaux et de Libourne.

 

Je m’efforcerai de répondre sous 48 heures à la demande de devis pour divorce par consentement mutuel et si nous nous engageons ensemble dans la procédure de divorce nous  prolongerons ce devis pour un divorce par consentement mutuel par la signature d’une convention de divorce.

 

devis  d’honoraires pour consentement mutuel

 

Pour faciliter la progression de la rédaction de la requête et de la convention de divorce  par consentement mutuel, vous m’adresserez  le questionnaire  ci joint  :   questionnaire en cas de divorce

La garde alternée

La résidence alternée est le corollaire du principe de la coparentalité qui prône l’égalité des parents.

Si dans le code civil c’est le principe, dans les faits cela l’est moins car elle est plus rarement demandée et prononcée dans le cadre des séparation ou divorce.

 

Plusieurs critères sont pris en comte dans la fixation de la résidence du ou des enfants.

Le principal critère est celui du respect de l’intérêt de l’enfant.

Il faut aussi pour des raisons d’organisation et de maintien d’un cadre de vie unique, une proximité géographique des domiciles.

Capacités d’assumer sa responsabilité parentale

Qualité éducatives et affectives

Capacité de dialogue, nécessaire pour l’organisation conjointe de la vie de l’enfant

Disponibilité

Conditions matérielles d’accueil

L’âge de l’enfant

 

La garde alternée peut recouvrir plusieurs organisations distinctes.

Il n’est pas nécessaire que la résidence chez les parents soient égales ( civ 1ere 25/04/2007 n° 06.16.886

L’alternance peut être sur mesure ainsi il a pu être prévu 8 jours par mois chez le père selon l’emploi du temps de celui-ci ( CA PARIS 31/5/2012 jdata 2012-012328 )

 

Il est important quand ce mode de résidence est prévu même s’il est le choix des deux parents de consulter un avocat.

 

En effet, il convient d’être éclairé sur les différentes modalités mais aussi sur les conséquences de ce choix de la garde alternée sur l’existence ou non d’une contribution à l’entretien et l’éducation des enfants, sur les répercussions fiscales, fiscales, sociales et en termes de droits auprès de la CAF.

Ainsi il est judicieux et parfois pas forcément cher de se faire assister par un avocat.

La fin du bail d’habitation

Bail d’habitation : la restitution des lieux

 

La restitution des lieux à la fin du bail  d’habitation n’est parfaite qu’à la condition que les clés et l’ensemble des jeux de clés ont été remis.

 

C’est ainsi que la 3ème Chambre de la Cour de Cassation dans un Arrêt du 18 novembre 2014 (n°13-20.544)  a considéré que tant qu’il n’avait pas restitué les doubles des clés le locataire n’avait pas restitué les lieux et était redevable d’une indemnité d’occupation.

il est ainsi important de se faire établir un reçu de la restitution des clés notamment en le faisant mentionner dans l état des lieux de sortie à la fin du bail d’habitation.